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Le blog · Facilitation

Le territoire participe de la communauté

· Denis Cristol

Le territoire participe de la communauté

" la terre que je foule aux pieds n’est pas une masse inerte et morte, elle est un corps, elle possède un esprit, elle est organisée et perméable à l’influence de son esprit ainsi qu’à la parcelle de cet esprit qui est en moi » nous dit Henry David Thoreau dans Walden

communauté territoire

4 commentaires

Commentaires repris de l'ancien blog, en lecture seule.

bismuth · 18 septembre 2015

un territoire se définit par les contours (ses frontières) qui délimitent son contenu( de quoi il est constitué). C'est autant vrai pour l'individu dont l'identité est déterminé par ses limites physiques et psychologiques (compétences croyances limitantes etc.). C'est aussi vrai pour les pays ou les communautés professionnelles qui sont des formes différentes de la notion de territoire. Ces territoires sont aussi déterminés par leurs capacités à tisser des liens avec d'autres communautés sans perdre leur identité. Dans les moments de crise de réorganisation, comme pour la chrysalide, les contours et les contenus de ces territoires sont fortement remis en question et peuvent à certains moments ne plus être identifiables. C'est vrai en politique comme on le voit au moyen orient ou plus personne ne sait ce qu'est l'irak ou la syrie, mais c'est vrai aussi dans le champ professionnel comme on peut le voir dans la façon dont Uber fait bouger les limites et les règles de fonctionnement de la profession de taxi. Mais c'est aussi cruellement vrai pour les individus qui ne peuvent plus se retrouver dans les limites que leur a donné leur matrice éducative qu'a forgé leurs éducateurs. S'adapter dans la société devient alors une question de savoir dépasser les limites de la matrice identitaire et de savoir multiplier les interactions avec les territoires environnants pour retisser de l'identité dans des limites qui correspondent au nouveau territoire d'appartenance qui lui-même bouge beaucoup.

CRISTOL · 18 septembre 2015

Wouhaouh merci pour ce commentaire

Sébastien BAETA · 18 septembre 2015

Rousseau fondait très "instinctivement" les bases éducatives de son Émile sur la Nature et les Choses. Puisque la société des hommes est changeante, et de plus en plus rapidement, tâchons de retrouver les liens nourrissants et formateurs avec le territoire et les formes de vie qui l'anime. C'est ce que de nombreuses traditions encore vivantes continuent de faire et que les courants de l'écoformation explorent à leur manière.

Merci pour cet extrait de Thoreau et cette belle image de la Terre-mère.

cristol · 18 septembre 2015

Pour moi, il n'y a pas de pédagogie valable si elle ne se soucie de notre environnement et de notre engagement dans notre milieu. L'écosystème de formation doit intégrer la nature au sens large et pas seulement la nature humaine